De bien belles petites choses

Un bain bouillant.

Une playlist parfaite pour ton humeur, comme si la bande-sonore de ta vie se résumait à chill out brain et jouait en background.

Un plongeon dans une piscine gonflable avec des baleines dessinées dans le fond, près de la maison de tes parents, lorsque tu avais 6 ans.

La fraîcheur du monde extérieur après une douche qui a rougi ta peau exactement comme lorsque tu es submergé par les images préconçues dans ta tête de votre premier baiser.

Un réveil par la lumière éclatante naturelle qui rebondit sur ton visage encore enfoui dans des draps chiffonnés.

Danser tellement librement – en bobette, dans ta cuisine – que tu pourrais faire du contenu pour la prochaine année de Drôle de vidéos (voix off pas cheesy non incluse).

Le sentiment de jeunesse éternelle d’une nuit blanche qui vire aux tons rosés lorsque l’aube fait son apparition.

Le compliment d’un étranger.

Des cheveux tout mêlés de sommeil qui te donnent soit un air sexy ou un air dégénéré à la Bellatrix (RIP Dobby).

Un câlin qui te donne l’impression que même un tsunami ne pourrait ébranler ta sécurité.

Le sourire chaleureux que tu fais à la fille aux cheveux de princesse et au rouge à lèvres rose bonbon que tu as croisée, juste car elle rockait son look de pretty girl.

Les tags que tu as vus passer à un moment anodin dans ta journée, qui te volent une pensée, imaginant une vie à son auteur.

Non, mais t’imagines si « NICK + SARAH = VRAIMENT AMOUR 4EVER » ont une maison en banlieue avec un chien saucisse?

Une chanson tellement parfaite pour toi qu’elle te colle à la peau plus qu’un band-aid et qui est sur repeat, au désarroi de ton entourage.

Un ciel à la fois réconfortant et intimidant par la noirceur, comme le calme avant la tempête.

Les genoux remontés et les cheveux hors de contrôle, accompagnés d’une masse de vent qui passe par la fenêtre ouverte du siège arrière jusqu’à ton visage.

Une crise de rire avec une de tes personnes préférées dans tout l’univers qui te fait réaliser, à mi-chemin entre l’euphorie et la suffocation, que sa rencontre a probablement changé ta vie.

Le clapotis de l’eau lorsque tes orteils entrent en contact avec la mer.

Un orgasme culinaire (ou manger de la junk).

Les 16,5 minutes de suite, après avoir enfilé des talons hauts, où tu te sens dangereusement fierce (comme si les escarpins étaient vraiment le power control des girlboss, pff.)

La réflexion de la lumière à travers une porte entrouverte.

L’odeur familière de la brume sucrée de ma mère et les jeans déchirés d’artistes de mon père qu’il utilisait chaque fois qu’il construisait un nouveau bonhomme de neige en bois à mettre devant la maison pour Noël.

Voir une étoile filante et fermer les yeux fort, jusqu’à ce que le monde réapparaisse autour de toi.

À relire à quelques reprises pour ceux qui ont la dépression novembrière aiguë stade 4. Les blues peuvent parfois être résistants au bonheur frivole.

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Camille Miousse

Crédit photo – Couverture

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