Dr Clown, une profession

Un nez rouge, une salopette, des lulus, une casquette et voilà que Dre Pécadille et Dr Jean Bond prennent vie.

Dans l’aile d’oncologie, la petite Elizabeth se promène sur son tricycle. Elle espère voir apparaître de l’autre côté de la porte, les Drs Clown. « Maman, est-ce qu’ils vont venir aujourd’hui? » Elle n’a qu’un souhait : s’amuser avec eux.

Du coin de l’œil, je la regarde. Je la trouve si jolie. Ce matin-là, elle a mis son petit bandeau rose pour cacher sa petite tête dégarnie, ses petits leggings à pois et ses espadrilles qui allument. La petite Elizabeth me regarde et me sourit.

Tout à coup des notes résonnent dans le corridor. Dr Jean Bond est là. Il joue du ukulélé en avançant vers Elizabeth. Étoiles dans les yeux, bonheur au cœur, elle se met à courir vers lui. « Regarde, Dr Jean Bond ! Mes espadrilles, ils brillent. » Dre Pécadille se penche, prends les toutes petites mains d’Elizabeth et se mettent à danser, à tourbillonner.

En un instant, les Drs Clown viennent de faire oublier à ce petit ange où elle est et pourquoi elle y est. La joie et le plaisir sont au rendez-vous, et rien d’autres.

Dans la chambre, au fond de l’aile, mon fils Olivier, adolescent de 15 ans. Dr Jean Bond s’approche de la porte. Olivier, écouteurs sur les oreilles, yeux rivés sur sa télévision, se demande ce que veut le clown ! Il enlève ses écouteurs et le salue. Dr Jean Bond, se présente, fait quelques blagues, dont une de pets ! Contact établi, ado qui rit ! Il le taquine, il s’intéresse à lui et Olivier le trouve comique et bien sympathique. Dre Pécadille lui parle de sa coupe de cheveux originale. Olivier rit. Il lui explique qu’il a décidé de prendre, en riant, la perte de ses cheveux. Qu’avec l’aide de maman et de rubans collants, il se fait des lignes sur la tête. Dre Pécadille le trouve bien drôle. Elle lui demande de s’exécuter afin de lui montrer sa technique. Que du plaisir pendant plusieurs minutes.

La visite continue. Dre Pécadille entre sur la pointe des pieds dans la chambre du petit Thomas. La nuit a été difficile pour ce petit bout de chou. Il est épuisé. Couché dans son lit, il regarde Dre Pécadille qui s’approche doucement. Elle se colle un post-it sur le front et donne une seringue remplie d’eau à Thomas. Dre Pécadille s’agenouille au bout du lit. Elle est maintenant une cible vivante. Thomas l’espiègle s’assoit dans son lit. Il prend le temps de bien viser pour s’assurer de gagner. Il se met à arroser Dre Pécadille et rit aux éclats. Il a passé de la noirceur à la clarté en quelques secondes. Une petite visite magique et une complicité unique ont changé la journée du petit homme. C’est ça être un Dr Clown !

Il y a Raphaël, qui les attend impatiemment afin de leur montrer le super dessin qu’il a fait dans le cahier à colorier des Drs Clown. Raphaël est en isolement depuis quelques jours et là, il a l’autorisation d’avoir de la visite. Quelle joie de voir Dre Pécadille et Dr Jean Bond lui venir tenir compagnie. Sur ce petit visage rondelet, son sourire en dit long sur le bien-être qu’il vit. Sa joie et son rire vibrent entre les quatre murs de sa chambre.

Pendant plusieurs mois, j’ai regardé les Drs Clown faire leur travail d’une façon exemplaire. Être Dr Clown est un don en soi. Ils jouent un rôle si important pour les enfants malades. Ils leur permettent de vivre des moments de rigolade ou d’apaisement. Ces artistes sont tout simplement merveilleux, car chaque jour, ils font la différence dans le quotidien des enfants.

Des histoires, il y en a des centaines à raconter, car malheureusement, des centaines d’enfants vivent des hospitalisations.

Je vous ai seulement parlé de deux Drs Clown, mais il y a plus d’une vingtaine de clowns thérapeutiques qui travaillent pour la Fondation Dr Clown, qui célèbre, cette année, son 15e anniversaire.

Au fil des ans, la Fondation a développé une approche unique afin d’accompagner les enfants malades et offrir des visites aux aînés en perte d’autonomie. Si vous désirez les suivre ou contribuer, vous pouvez le faire sur les liens ci-dessous.

N’oubliez pas que les sourires, les câlins et les petits gestes d’encouragement aident d’une façon incroyable les enfants et leur famille afin de rendre les séjours hospitaliers moins difficile et ainsi, ensoleiller les journées un peu plus sombres.

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Anny Cloutier

Anny Cloutier

Crédit photo – Couverture

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