À mes petits m*rdeux

Note : le terme « mardeux » est parfois utilisé dans la culture populaire comme un terme définissant les gens ayant un coup de chance incroyable. Dans cet article, les « mardeux » sont ceux qui possèdent la fâcheuse tendance à toujours chialer.

So

On a tous cet ami qui est particulièrement négatif.

Tu sais, l’ami qui pourrait être en train de gambader dans un champ de blé doré, en compagnie d’une licorne, sous un ciel orné d’un arc-en-ciel, et trouver quelque chose qui cloche?

« Il fait trop chaud. »

« L’herbe est trop longue, ça me chatouille. Pis j’ai des allergies. »

« Je ne peux pas croire qu’il faut que je marche, en 2017, pff. »

« La licorne ne me laisse pas la monter. »

C’EST PARCE QU’ELLE FEEL PAS TA VIBE NÉGATIVE, AMIGO.

Une fois de temps en temps, chialer, c’est correct. Il ne faut pas oublier qu’il en faut du négatif dans la vie pour amener un contraste, sinon on traverserait jour après jour sans apprécier quoi que ce soit. Mais pour réutiliser le slogan d’Educalcool : « La modération a bien meilleur goût. »

On a tous des journées de caca, qui s’étirent en semaine de marde. On a des moments dans une année où on se sent testé par la vie et ses nombreuses épreuves. C’est normal.

Parfait. Maintenant qu’on a établi que ça arrive aux meilleurs d’entre nous, pourquoi est-ce que cet ami se permet de vivre quotidiennement dans cet état mental?

Parce que ma petite personne et moi-même, lorsqu’on se réveille le matin, on tente de voir la nouvelle journée comme une opportunité de faire quelque chose de bien, d’apprendre, d’essayer quelque chose de nouveau, de rendre les gens heureux, etc.

Et parler avec des mardeux, ben ça me fâche.

Pendant que je suis là à essayer de garder le sourire, à me dire que ça peut juste aller en s’améliorant aujourd’hui, et MONSIEUR ou MADAME saisit occasion après occasion de ne voir que du négatif.

Tu sais quoi?

C’est épuisant à la longue, parce que je dois être positive pour deux là-dedans. J’en ai assez de mon propre petit bonheur à entretenir. Ça va me faire plaisir de partager de temps en temps, mais je ne peux pas être ta béquille à long terme. C’est lourd. Chialer pour chialer, ce n’est pas un talent ni un passe-temps, c’est de l’énergie investie au mauvais endroit au mauvais moment.

Ah, et moi aussi je pourrais faire ça, ne voir que du négatif dans ma journée. Mais non, je me retrousse les manches et je tente, du mieux de mes capacités, de passer à travers ma journée en appréciant chaque moment, parce que qui sait comment la journée va finir? Ma capacité à apprécier le positif aujourd’hui est peut-être moins élevée que la capacité que j’avais hier, ou celle que j’aurais demain. Malgré tout, je n’ai pas besoin de l’influence d’un mardeux dans mon quotidien.

C’est triste à dire, mais la vie devient franchement plus joyeuse quand il n’y a pas de gens négatifs dans ton environnement immédiat. Là, je ne  parle pas de gens qui traversent un mauvais moment et qui ne savent plus trop où ils en sont et font preuve d’un sens de l’humour un peu douteux pour palier à leur phase.

Je parle de gens dont leur trait principal de personnalité, c’est être négatif. Les gens qui coupent tes ailes lorsque t’as une idée. Les gens qui te rappellent le moindre risque lorsque tu prends une initiative. Les gens qui te remettent en question, et créent du doute. T’es là, à mettre des efforts, à y croire, à faire des pieds et des mains pour arriver à ton but, en passant par danser la macarena en priant le Dieu du soleil pour que ça se réalise, et ils osent venir te couper l’herbe sous le pied avec une question aux airs insouciantes du genre : « Oui, mais as-tu pensé à ça? »

Oui j’y ai pensé, non je n’ai pas besoin que tu me le rappelles.

Il y a une grosse différence entre « Fais attention à toi et appelle-moi s’il y a quoi que ce soit », ou encore « En as-tu parlé à un professionnel du domaine? » et « Tu ne devrais pas, c’est dangereux ! » Il y a les gens qui veulent ta sécurité, ton bien-être, et ceux qui veulent te rabaisser ne serait-ce qu’un peu.

Si tu te reconnais comme un mardeux dans cet article… je m’excuse. Je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête pour que ton premier réflexe soit de te plaindre. Il y a pourtant tellement de choses à apprécier !

Je ne peux pas faire grand-chose de plus pour toi, mais je peux t’avertir de ceci : le négatif, c’est une addiction, c’est un cercle vicieux. Une fois que tu commences, ça peut être difficile de sourire. Mais parfois, commencer avec un sourire, c’est la meilleure solution pour commencer à apprécier les petites choses de la vie.

Cheer up, buttercup!

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Sabrina Gomez

Crédit photo – Couverture

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