À toi qui pense à abandonner des cours

Au moment où j’ai écrit ces mots, c’était la deuxième semaine d’université. Je m’étais inscrite à temps plein à l’université. J’avais cinq cours, comme tout le monde. Je faisais partie du programme de stage coopératif – donc, des ateliers obligatoires et des entrevues à n’en plus finir. Je travaillais 12,5 heures par semaine. J’écrivais pour ce blogue ainsi que pour le magazine en ligne de mon université – je suis même l’éditrice. Je faisais même la promotion du Glee Club de mon ancienne école secondaire. Je devais aller au gym, et ce, au moins trois fois par semaine, pour essayer de garder la forme. Ça aide à faire sortir le méchant, aussi. Je devais consacrer du temps à mes travaux et à mes interminables lectures. Il avait également les projets d’école – c’est important de ne pas les oublier eux aussi, car il faut combiner les horaires de tous les coéquipiers.

Et ensuite, je devais m’occuper de moi et de ma vie sociale.

Mais ça, dans le monde universitaire, même pour les cégepiens, ça passe en dernier, car on vit dans un monde où la performance passe par-dessus le bien-être.

Alors, j’ai abandonné un cours.

Je n’en pouvais déjà plus. C’était juste la deuxième semaine; n’imaginez-moi pas à la mi-session et/ou à la fin de session.

J’ai abandonné un cours et je me suis faite juger.

« Ben voyons donc, toi, pourquoi? », j’en ai reçu des tonnes.

« Ben moi aussi je fais tout ça ! Je travaille même plus que toi, et je capote pas», j’en ai eu une couple de ceux-là aussi.

Sauf que, à la fin de la journée, mon « moi » ne sentais pas bien de l’intérieur, et même de l’extérieur.

Je paniquais juste à l’idée de ne pas avoir le temps de tout faire et de « performer » dans toutes mes responsabilités.

Alors, oui, j’ai abandonné un cours. Et tu sais quoi? Je ne le regrette même pas.

J’ai passé par-dessus la « conséquence terrible » de me retrouver avec une ou deux sessions de plus à la fin de mon BAC. Après tout, ça ne change rien rendu là. Dis-toi même que, dans cinq ans, ça va encore moins paraître.

Prendre son temps pour garder un équilibre physique et surtout mental, c’est la priorité. Ce n’est pas d’essayer de jongler maladroitement avec un tas d’objets pour montrer nos habilités semi-apprivoisées à des personnes qui ne se soucient même pas de ton bien-être personnel.

À toi qui pense à abandonner des cours, je t’encourage à le faire. Si cela te permet de respirer des deux narines sans avoir impression de suffoquer de l’intérieur; vas-y fort.

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Noémie Perreault

Crédit photo – Couverture

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