Le début de la fin, ou le secondaire 5

Ces temps-ci,  je me sens nostalgique.

Je marche dans les corridors d’un bâtiment autrefois beaucoup trop grand, qui est maintenant à ma taille.

Je marche dans ces corridors pour la dernière fois avec mes amis, leurs chums et blondes.

Je regarde les murs que j’ai vus des milliers de fois au moins. Je les effleure du bout des doigts, comme pour leur dire adieu.

Je regarde les dizaines et les dizaines de pupitres engravés, tachés de messages amoureux, de haine ou de réponses aux examens de mathématiques. (Merci à la personne de l’autre groupe assise au même bureau que moi; tu m’as ben aidée cette année.)

Je referme mon casier, me disant que bientôt, trop bientôt, j’allais laisser cet endroit vide et sans cadenas.

Je regarde les gens, aussi, beaucoup, en me demandant si je vais les revoir un jour, dans vingt ans, et si on va se remémorer le bon vieux temps où tout était bien trop simple.

Je repense à la panoplie de professeurs qui ont marqué ma vie, dans le bon sens comme dans le mauvais, du secondaire un à cinq, aux profs qui m’ont aidée à cheminer autant dans mes cours que dans ma tête.

Je revois des événements marquants des dernières années se défiler devant mes yeux alors que je passe dans les couloirs où ceux-ci se sont déroulés. Les chicanes, les grosses peines, les joies.

De repenser à tout ça, ça me fait rire, mais ça me fait pleurer aussi. Je pense au fait que je ne pourrai plus voir mes amies à tous les jours, ou même au fait que je devrai faire de nombreuses heures de route afin d’en voir d’autres.

Je suis nostalgique, et un peu triste aussi.
Je repense aux cinq années à parler à tous mes amis à tous les jours… À les voir, à rire à en pleurer, à pleurer, à être en maudit. ‘Veut, veut pas, quand tu passes cinq ans avec une personne, tu passes par une panoplie d’émotions.

Je n’arrive pas à me dire que je ne pourrai plus parler avec mes amies d’un an plus jeunes que moi dans l’autobus.

L’autobus jaune, ça va me manquer aussi. Même si ce n’est pas confortable, que ça brasse toujours et que ça sent pas toujours la rose, j’ai rencontré des gens aux rentrées scolaires dans ces mêmes autobus.

Autant j’ai haï cet endroit-là et les gens qui y sont du plus profond de mon être, je suis incapable de me faire à l’idée que je vais le quitter.

Je ne sais pas, mais vraiment pas ce que l’avenir me réserve, à moi et mes compagnons de classe, mais j’espère quand même que beaucoup d’entre eux resteront dans mon cercle d’amis proches et que nous n’aurons pas à nous faire des réunions de dix ans. J’espère qu’on va tous être heureux où nous sommes.

Je parle à tous les plus jeunes qui vont me lire. Profitez-en, de votre secondaire. Je ne pourrai pas vous le dire assez, mais ça passe vite, et même si j’ai détesté beaucoup de choses, ça reste une des plus belles parties de ma vie.

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Dominique Caron

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Révision effectuée par Aurélie Bolduc

Crédit photo – Couverture

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