Chère planète, ça te tente-tu qu’on s’écoute pour vrai?

Il y a une chanson des Cowboys Fringants qui dit : « Si on regarde ça, René, les enjeux ont bien changé et les jeunes se conscientisent. Il faudrait écouter ce qu’ils disent. » Cette phrase-là pourrait s’appliquer à beaucoup de gens. On pourrait facilement remplacer le mot « jeunes » par « femmes », par « personnes âgées », par « travailleurs ». Bref, vous comprenez le principe.

Ce que j’aime particulièrement de ces paroles, c’est le bout où ils chantent : « ‘Faudrait écouter ce qu’ils disent. » On a cette tendance à croire que notre opinion est la bonne et qu’il faut s’y tenir, que c’est nos voisins qui ont tort. On a l’habitude de s’acharner sur un groupe de personnes, sans vraiment prendre la peine d’écouter leurs revendications et les changements qu’ils demandent. On préfère se dire qu’ils vont nous retarder au travail en bloquant la rue avec leurs pancartes, qu’ils perdent leur temps et qu’ils sont révolus. On aime se faire croire que, de toute façon, leur cause ne nous touchera jamais. On ne veut pas se casser la tête à écouter ce qu’ils ont à dire. S’ils ne vont pas dans le même sens que nous, on ne prend pas la peine de s’arrêter pour eux. C’est dommage. Est-ce que c’est moi, ou en se fermant ainsi, on manque une occasion de s’enrichir?

Il y a tellement de divergences d’opinion dans ce si petit monde. C’est fascinant. Je suis impressionnée de voir toutes les possibilités que l’on pourrait créer et les ponts que l’on pourrait bâtir si on ferait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit.

Des fois, je me dis que chaque personne devrait passer un moment dans la peau d’une autre. C’est peut-être ça, la solution pour faire tomber les jugements trop sévères que l’on porte à une culture, à une façon de penser, à un groupe et même à un peuple tout entier.

Il faut apprendre à s’écouter soi-même, c’est vrai. Mais, il me semble qu’il faut garder un équilibre, parce que des fois, on finit par s’entêter et se fermer aux autres. À trop croire que les bons, c’est nous, que l’on est jamais dans le tort, on finit par se construire des barrières inutiles.

À me relire, je me dis que j’ai peut-être l’air de « pelleter des nuages » avec mes phrases qui semblent faciles à dire, mais en même temps, je me dis que ça serait le fun qu’on soit plusieurs à en pelleter. Comme ça, on va peut-être réussir à déneiger notre porte d’entrée que l’on ferme trop souvent aux autres.

Après tout, il faut se rappeler que, pour chaque chose importante que l’on a à dire, on a quelque chose à apprendre en retour.

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Pier-Anne Paradis

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Révision effectuée par Aurélie Bolduc

Crédit photo – Couverture

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