Être, sans jugement

Sur un élan de rage, de colère, je finis le devoir que notre professeur nous a imposé, nous disant de réfléchir à notre réponse pour ensuite le partager aux autres. Je n’ai pas pris la peine de réfléchir, j’ai pris un crayon et les mots se sont accentué les uns aux autres sur papier venant de ma tête qui regorgeait de frustration.

La folie, c’est de ne pas savoir qui nous sommes véritablement. Après avoir écrit cette dernière pensée dans mon carnet, je reste sans mot. Qui suis-je au juste et quelle personne aimerais-je être? Quelle impression souhaité-je donner aux gens que je ne connais pas? Est-ce que je donne une bonne impression présentement?

Je fais un parallèle sur ce que je ne veux pas vraiment savoir, car c’est toujours plus facile de nier ce qui nous déplaît de nous-même. J’ai remarqué aussi que c’est d’autant plus facile de dénigrer une personne que de la complimenter, à mon désarroi. Nous avons davantage la mauvaise habitude d’être capables de juger une personne négativement sans avoir pris la peine de la connaître à sa juste valeur. Et pourquoi donc, au fait?

La question fétiche qu’on pose à une amie pour savoir si vous êtes sur la même longueur d’onde : « Que penses-tu de cette personne? »

Cette unique question pourrait t’en dire long sur une simple personne, à savoir comment elle perçoit un inconnu. Chaque individu est différent, certes, mais au bout du compte, nous sommes tous les mêmes; on ressent, on agit, nous faisons un tout.

« Tu sais que tu es spéciale? », m’a déjà dit un ami.

On me dit cela fréquemment, mais je ne sais pas encore si c’est dans le sens que je suis bizarre ou unique. J’aime mieux me rassurer en pensant que c’est la deuxième alternative.

Avant, en entendant ce mot, je me sentais à part entière, différente des autres, fière d’être une personne que l’on peut remarquer par sa différence.

Avec les années passées, plus grand-chose m’impressionne. Maintenant, entendre quelque chose de nouveau est quasiment exceptionnel, voire même féerique. Par contre, en l’entendant à plusieurs reprises, ce mot vient redondant, ordinaire et pourquoi dont? Pourtant, ce simple mot n’a pas changé, mais nous avons changé sa perception.

Peu importe nos choix et nos décisions, nous ne changeons pas pour autant. Par contre, nous nous caractérisons par notre apprentissage et notre entourage qui nous influencent. Comme on dit : Ceux qui se ressemblent s’assemblent.

Selon notre comportement et notre façon d’agir, nous changeons. Nous avons la chance de choisir qui nous voulons être. La plupart du temps, nous nous retrouvons en nos parents, en ceux qui nous ont élevés à leur façon. C’est ce qui fait qui nous sommes dans notre vie de tous les jours, ce qui nous définit. Notre plus grande difficulté est de changer lorsqu’on a l’habitude d’être tel qu’on a appris à être depuis toute notre jeunesse. Changer est ardu. Cela prend du temps, mais parfois, le temps en vaut la peine. Avant tout, l’important est de le faire pour nous et par notre propre volonté, sinon, le pire est à venir et remonter la pente sera d’autant plus difficile.

Je dis simplement qu’une décision est un choix de vivre.

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Maude Merlitti

Crédit photo – Couverture

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