Maman, mon modèle

J’ai une relation amour-haine avec celle-ci. Autant je l’aime, autant je peux la détester par moments. Elle a toujours été mon modèle, mon héroïne. S’il y a bien une personne à qui je veux ressembler plus tard, c’est bien ma mère, parce que c’est cette personne qui travaille d’arrache-pied pour obtenir ce qu’elle veut et qui a un cœur de pierre que l’on peut moudre comme dans l’art d’une sculpture. C’est elle qui m’a fait braver la tempête, qui a fait de moi la personne formidable que je suis aujourd’hui.

Le lien qui nous unit est acéré, solide comme un roc. De plus, elle est ma meilleure amie, ma confidente de tous les jours et ma complice. Je ne peux rien lui cacher même si je le voudrais. Je l’admire et prends exemple sur elle. Nous avons passé beaucoup d’épreuves. Même avec nos différences, nous réussissons à nous comprendre.

Le temps à ses côtés m’est bénéfique; elle me met sur le droit chemin lorsque je m’égare par mégarde. Ensemble, nous avons vécu une multitude de hautes températures avec nos tempéraments exécrables et fous, dont les innombrables malentendus, les fous rires insaisissables, les pleurs à faire grincer les dents et le plaisir radieux tout comme le soleil, l’orage, la neige et la pluie. Nous avons surpassé ces moments plus difficiles que d’autres qui nous ont définies, nous ont fait grandir, nous ont fait évoluer l’une et l’autre avec une perspective meilleure.

Je l’aime plus qu’elle ne peut l’imaginer, je ferais tant pour lui faire plaisir, lui rendre le sourire, lui rendre la vie facile.

« Je t’aime maman ! »; je lui lance toujours, tout bonnement, sans raison d’être.

Chaque jour, je lui redis ces mots pour qu’elle ne l’oublie pas, à cause du temps qui passe, dont le travail qui prend amplement de place et qui occupe son esprit à longueur de journée; ce qui, je le vois, l’essouffle et la pèse.

« Tu mens ! », me dit-elle à chaque fois, essayant d’être sérieuse. Sans succès.

Je réussis à tout coup à lui soutirer un sourire, ce qui allège, je l’espère, son cœur tourmenté par la misère. Je la regarde avec un grand sourire, suivi d’un rire.

« Pourquoi tu ris? Tu ris de moi? », me demande-t-elle susceptible comme elle peut l’être. « Non, je ris avec toi », que je lui réponds à la rigolade.

Je souris et ris en sa présence parce qu’être avec elle et la voir me suffit pour donner vie à mon cœur qui ne demande ni plus ni moins que d’être comblée par sa compagnie. Savoir qu’elle est là, avec moi ou pour moi, fait mon bonheur en tout point.

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Maude Merlitti

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Révision effectuée par Aurélie Bolduc

Crédit photo – Couverture

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