Lorsque l’amour se fait attendre

Présentement, je fais des devoirs. En fait, c’est ce que j’ai dit à tout le monde pour leur faire croire que je prends vraiment mes études à cœur. Je serais supposée avoir le nez plongé dans mes livres de communication organisationnelle, mais demande-moi donc si je me fous de la différence entre la vision fonctionnaliste et celle interprétative ! Après trois minutes et demi de révision, j’étais déjà dû pour prendre une pause. Sans me sentir mal, j’ai empoigné mon portable et je me suis allongée sur mon lit. Bon, pour être honnête, j’aurais préféré écrire que j’ai empoigné mon MacBook, mais mon Accès D me rappelle constamment que je n’ai pas une cenne pour me permettre d’écrire ce genre de phrase. Bref, mon samedi soir est autant palpitant qu’une fin d’après-midi pluvieuse durant laquelle la seule chose à ‘TV est « Les feux de l’amour ». Je me suis retrouvée à contempler la page blanche de mon Word et j’avais le goût de composer de quoi sur l’amour. Le problème, c’est que je compose quand mon cœur va mal, pis là, ben il ne va pas mal, mais il ne va pas bien non plus. Il fait dire qu’il aimerait ça avoir un peu de piquant. Moi aussi, d’ailleurs.

J’aimerais ça avoir un gars que j’appellerais « fréquentation » devant les gens qui pensent que je suis normale, mais que je surnommerais « futur mari » lorsque j’en parlerais à mes meilleurs amis.

Ça me manque, le temps où je détruisais mes relations en l’instant d’un message texte mal placé. J’étais l’auteure de mes propres malheurs, mais j’aimais vraiment ça, car ça me permettait d’appeler mon meilleur ami pour lui dire que je détestais tous les hommes de la planète. Fidèle à notre tradition, celui-ci m’écoutait attentivement, me disait avec sa grande maturité qu’on pourrait faire exploser tous les gars et nous raccrochions, satisfaits du plan que nous ne mettrions jamais à exécution. À la place, on préférait se dire que les bombes, c’était nous. Puis, je me couchais satisfaite en me disant que j’allais supprimer mon Tinder un jour.

C’est ce que j’ai fait, et depuis, plus aucune nouvelle rencontre. Pas que je ne sors pas ou que ma vie soit inintéressante, au contraire, c’est simplement que ces temps-ci, disons que mes potentiels futurs maris (ou potentiels échecs amoureux) savent se faire attendre.

Je rêve du jour où mon forfait cellulaire va me servir à autre chose qu’à texter ma mère, même si au fond de moi, je sais bien trop que ses « Bon matin » à elle resteront toujours mes préférés.

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Pier-Anne Paradis

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Révision effectuée par Aurélie Bolduc

Crédit photo – Couverture

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