Maquillage : la ligne fine entre le bien-être et l’obsession

Allô ! Mon nom est Sabrina et je suis accro au maquillage. Correction : j’y étais accro. J’ai appris à l’utiliser avec sobriété.

Le maquillage et moi, c’est une histoire d’amour préhistorique : d’aussi loin que je me souvienne, ça m’a toujours fascinée. Ma mère devait presque me tenir en laisse lorsque l’on visitait la section cosmétique du Jean Coutu. Les fois où j’échappais à sa surveillance, je revenais avec la moitié des produits Lise Watier étendus sur mon visage.

C’est sans surprise que, au secondaire, alors que la plupart des filles de mon âge apprenaient à faire leurs cheveux ET à se maquiller, j’apprenais simplement à me maquiller dû au fait que j’avais les cheveux courts et donc que je n’avais pas grand-chose à apprendre. Par conséquent, j’ai appris cet art à fond la caisse en une seule année (mention spéciale aux tutoriels sur YouTube).

Honnêtement, cela faisait partie de ma routine matinale : me lever, déjeuner, mal mettre mon eye liner, me crever un œil avec ma brosse à mascara, avoir l’air d’un clown à cause d’un abus de fard à joue, m’habiller, puis quitter pour l’école.

Quelques années passent et on ne s’en aperçoit même plus.

Puis un matin, tu as l’air particulièrement fatiguée, tu mets un peu plus de maquillage et t’abuses sur le highlighter en te disant que ça va te donner un glow naturel de fille en santé (mensonge). La journée d’après aussi. Et puis, tout d’un coup, tu ne peux plus aller à l’épicerie sans mettre ton maquillage, même si ce n’est que le cache-cernes.

Tu as franchi la ligne. Bienvenue du côté obscur de la force.

Le maquillage, ou du moins la routine nécessaire à son application, constitue une sorte de réconfort. C’est un petit moment pour toi et qui ne concerne que toi. Peu importe de quelle façon ta journée se déroule, que ça se passe comme tu le voudrais ou non, que ce soit incroyable ou une catastrophe, tu as pris ce temps, pour toi, dans ta journée. C’est un petit moment où se remonte l’estime en rehaussant des traits physiques que tu aimes déjà chez toi et en écoutant tes chansons préférées. Et puis, le maquillage est un art (il n’y a que ceux qui ne se sont jamais maquillés qui vont dire le contraire) et c’est satisfaisant d’avoir ce petit talent et de l’explorer.

Le problème, c’est lorsque le maquillage devient une dépendance (voir ci-haut l’exemple de l’épicerie). Franchir la ligne signifie que la raison pour laquelle tu te maquilles n’est pas la même : avant, c’était pour te pouponner et t’aimer, maintenant, c’est simplement parce que tu n’imagines plus ton quotidien sans.

Ton rapport avec le maquillage n’est plus sain.

Entre toi, moi, tes brosses et tes éponges, le maquillage n’est PAS un élément essentiel à ton bonheur ici. Ce n’est pas NON PLUS essentiel à ton apparence physique.

Ce que tu cherchais à travers cette routine, c’est un moment pour ton bien-être personnel, mais il y a plusieurs façons de trouver ce moment dans ta journée.

Quoi faire pour revenir à la source?

CUT THE CRAP.

Il y a deux méthodes : radicalement ou tout en douceur. Le but est le même : réapprendre à t’apprécier sans maquillage et apprendre à ne pas faire le saut quand tu croises ton reflet la première fois sans maquillage. Psychologiquement, le résultat va être le même, puisque c’est encore et toujours du self-love*.

La première semble évidente : coupe TOUT. Il n’y a pas d’exception permise, que tu aies un souper, un gala, peu importe.

La deuxième nécessite un peu plus de temps : commence par couper les extras, un par jour (ça va être assez comme ça), jusqu’à ce qu’il ne te reste que la base.

Définition de la base :

– Cache-cernes

– Fond de teint

– Mascara

Tout ce qui n’est pas sur cette liste est un extra.

À la suite de quoi, après quelques jours à rouler sur la base, on continue à couper, jusqu’à ce qui ne reste plus rien à mettre, sauf ta crème hydratante (qui se qualifie comme un essentiel). Et voilà!

Quelle est la leçon à retenir? Maquille-toi autant que tu veux, tant et aussi longtemps que tu peux t’en passer sur demande, c’est ben chill.

JUST LOVE YOURSELF (sainement).

*Prendre note que cette stipulation vient d’expériences personnelles, et non d’une formation professionnelle. Just sayin’.

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Sabrina Gomez

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Révision effectuée par Aurélie Bolduc

Crédit photo – Couverture

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