« Je ne me sens pas bien »

Je ne me sens pas bien.

Je cours après le bonheur, mais que le bonheur est toujours un kilomètre plus loin que mon ombre.

Impossible à rattraper, il est parti un jour pour je ne sais quelle raison.

Il est parti, mais je le vois partout.

Je suis juste incapable de le saisir et le coller sur mes lèvres.

Mon corps est épuisé.

Mes larmes sont au bord du gouffre.

Ma gorge se noue à chaque mot que j’entends.

Les quatre murs de ma chambre se referment sur mon être, ne laissant ainsi aucun air pour que mes poumons puissent respirer à leur pleine capacité.

Mes lèvres sont tannées de forcer un sourire à moitié sincère.

Je travaille à chaque jour pour me sortir la tête de l’eau.

Je suis complètement submergée par les vagues dépressives de la tempête qui s’acharne sur mon bonheur.

Je suis en dépression.

Mais toi, tu ne dirais pas ça, car le mot « dépression » est trop usé.

Être en « dépression », selon les gens non souffrant des symptômes agonisants, c’est d’être incapable de se lever de son lit et de sourire à la vie.

C’est vrai, mais il reste des niveaux à cette « dépression ».

Que dire du fait que tu te couches le soir en espérant avoir une bonne nuit, mais qu’au lendemain, ton esprit est toujours aussi épuisé par la vie?

Que dire du fait que lorsque les rayons du soleil chaud se dépose sur les pores de tes joues, tu veux seulement te remettre sous les couvertures, au lieu d’apprécier les parcelles de lumière?

C’est ça, la dépression.

Il n’a pas de « symptômes ».

C’est lorsque la lueur de tes yeux n’est plus aussi brillante qu’avant.

C’est lorsque tes pensées dansent continuellement avec des démons sombres.

C’est lorsque que t’es dans une pièce entourée de gens que, habituellement, te font du bien, mais que là tu fixes le néant.

C’est lorsque ton être, cloué au sol, souffre d’un vertige invisible.

C’est lorsque tous tes efforts quotidiens rongent la moindre énergie qui te reste au fond de toi.

C’est à ce moment-là qu’il faut s’alarmer soi-même et essayer de remonter le creux.

C’est difficile à surmonter, mais le but ultime est atteignable.

Suffit seulement de croire en cette force cachée au fond de notre être.

Ça peut prendre des semaines, des mois, des années, mais c’est possible.

C’est possible aussi que tu sentes mieux pendant quelque temps et que tu rechutes.

Parfois même un peu plus creux que tu ne l’étais déjà.

Sauf que, ne lâche pas. Un jour au lieu de dire « je ne me sens pas bien », tu te diras « je me sens bien ».

Et ton « je me sens bien » sera là pour rester.

 

Anonyme

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Crédit photo – Couverture

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