Prisonnière d’un amour-haine

Tu m’as envoyé un petit texto, en me demandant comment était la vie.

J’ai vu la notification et au lieu de sourire, comme je le faisais si bien, j’ai voulu câlisser mon téléphone sur le mur de ciment.

Je l’aurais fait, mais j’y tiens beaucoup plus qu’à toi.

Sérieux, qu’est-ce qui t’est passé par la tête?

Quatre mois de « relation » où l’on embarquait et sortait de la game.

Des sentiments aussi fake qu’une pièce de trente sous.

J’étais fâchée, mais pas contre moi. Cette fois-ci, je le suis contre toi.

Tu crois que tu peux me ravoir en un claquement de doigts, mais non. C’est supposé être clair ! Il faut croire que non, parce que toi, tu ne comprends pas.

Tu ne peux pas revenir faire pipi une fois de temps en temps pour marquer ton territoire.

Tu n’as pas le droit de venir jouer avec mes sentiments, puis de repartir avec mon coeur qui essayait de se réparer tout seul.

Quand tu décides de ne plus parler à une personne pour aucune raison, tu sacres ton camp.

Tu ne reviens pas.

Câlisse, c’est simple à comprendre !

Tu ne voulais pas de moi durant les trois derniers mois. Pourquoi t’acharnes-tu à venir m’embêter?

Tu perds ton temps.

Ce temps qui te semblait si précieux.

Mais,

Tu le sais que je t’aime encore, et c’est ça le problème !

Tu utilises le fait que je t’aime et que je t’aimerai toujours pour prendre mes sentiments et créer des noeuds indémêlables entre eux.

Je t’aime, oui.

Mais, tu ne voulais rien savoir.

Et là, tu t’aperçois que tu m’as perdue pour de bon, mais tu souhaites remettre tes doigts dans mes cheveux châtains.

Non.

Je ne te laisserai pas me regarder dans les yeux à nouveau, car je sais que je vais retomber en amour avec tes beaux yeux bruns noisette.

C’est ça le problème.

Je suis faible lorsque je pense à toi.

Je perds ma garde.

Je perds mes moyens.

Tout mon être veut s’enlacer autour de ton corps.

Ce n’est sûrement pas ton intention de mêler mes cartes.

Ce n’est sûrement pas ton intention, je sais.

Sauf que ma tête s’embrouille souvent avec mon coeur.

Et je ne peux séparer ma raison de mes sentiments pour toi.

Je suis prisonnière d’un amour-haine pour toi.

Je ne suis toujours pas certaine si je veux m’en délivrer pour de bon.

Je te déteste.

Je t’aime.

Je te déteste.

Je t’aime.

Tu le sais que je t’aime encore, et c’est ça le problème.

Mais non, tu ne peux pas me ravoir en un claquement de doigts.

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Noémie Perreault

Crédit photo – Couverture

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