Ça va mal

Hey !

Je ne vais pas prendre le temps de te demander si tu vas bien. De toute façon, ce serait une perte de temps, car je sais que tu feel pas ces temps-ci. Pourquoi je suis aussi sûre de moi? Parce que je te connais par cœur, même que je te connais mieux que ma propre personne. Je te vois aller et tu me fais pitié à voir. Ça se voit dans tous tes moindres gestes, dans ta façon de parler, dans ton attitude, dans les traits de ton visage… Je peux continuer comme ça à l’infini et plus loin encore. L’affaire, c’est que là, ce n’est pas un jeu. C’est la vraie vie, ça joue plus raide.

Fille, il n’y a que toi qui peut t’aider. Malheureusement, on en est rendues là. Je veux bien t’aider, mais on ne peut pas sauver quelqu’un de la noyade lorsqu’il veut continuer à aller voir ce qui se cache au fond de l’océan. Mais nager dans des eaux troubles, c’est laisser la vie te manger toute crue. C’est triste à voir, même fâchant, car tu mérites mieux que ça. Tout le monde mérite mieux que ça. S’il te plaît, reviens parmi nous.

Tu es complètement rendue dans un autre univers. Un univers que j’ai déjà exploré, mais où je ne voudrais pas remettre les pieds. Je ne veux pas te perdre, mais tu es déjà perdue. Tu t’es perdue dans un monde où tu pensais avoir le contrôle. Une place où tu pensais être un paradis sur Terre. Un palace où tous tes problèmes s’envoleraient à jamais. Bien sûr, c’était bien trop beau pour être réel. Justement, c’était trop beau. C’était certain qu’il allait y avoir une pogne quelque part. Princesse, le paradis n’est pas sur Terre, mais là, tu es rendue en enfer. Prends tes jambes à ton cou et cours le plus loin possible de cet endroit maudit.

Ma chère amie, la dernière fois que l’on s’est vues, tes cernes et tes paupières enflées m’ont crié à l’aide, car l’étincelle dans tes yeux est partie prendre une marche. J’ai eu beau y crier de revenir, elle m’a envoyée paître. Ta joie de vive et ta motivation, que j’admirais tant autrefois, se sont enlevées la vie entre deux doses. Un suicide collectif, pis toi, tu restes là, les bras croisés. Qu’as-tu besoin de plus pour te réveiller? Le pire, c’est que tu fais comme si tout allait bien. J’espère que tu t’en rends compte au moins un peu, car sinon, c’est plus pire que je le pensais. Avant de te voir, j’attendais cette soirée avec enthousiasme. En te voyant, ça m’a fait l’effet d’un coup de poignard. J’en ai eu la gorge serrée et le souffle coupé. Oui, j’ai eu un choc terrible. Mais comme je ne suis pas la solide, je suis partie, te laissant dans un moment des plus difficiles. Sauf que là, ce n’était pas une chanson du groupe Les Colocs, mais bien une triste réalité.

Ma chérie, depuis la dernière que l’on s’est vues, je garde un goût amer de ton visage en détresse. J’ai cru constater que c’est bien plus pire que je le croyais. Je vais te demander une seule chose : Wake up! Je ne veux pas te perdre. Ma sœur, mon amie, ma confidente et ma chum de brosse, va chercher de l’aide !

Je ne veux pas avoir à parler de toi au passé.

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Laurence Bolduc

Crédit photo – Couverture

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