Détruire le monde en huit jours

Just heard about Quebec, hope you’re safe!!!

Ça, c’est le message Facebook de mon ami Australien qui m’a réveillé lundi matin. Avant que je comprenne que ce qui se passait ailleurs, venait d’arriver chez nous. Physiquement, je vais bien, mon ami. Mentalement, on s’en reparle.

En fait, on peut s’en parler un peu tout de suite.

On peut se parler du nouveau président Américain, celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Pas parce qu’il fait peur, mais surtout parce que je n’ai pas envie de lui donner de la considération. Pas du style Voldemort, mais plus du style de la marque sans nom.

Dieu a fait le monde en sept jours, mais lui, l’a détruit en huit. Pas pire moyenne.

En huit jours, lui et sa bande d’hommes, ils ont décidé que la femme, en 2017, n’avait plus un droit de veto sur ses organes génitaux.

En huit jours, il a enlevé le concept du réchauffement climatique sur le site Internet de la Maison-Blanche.

En huit jours, il a eu le culot de dire que les réfugiés et musulmans de ce monde n’étaient non seulement pas les bienvenus, mais qu’ils étaient tous de potentiels terroristes.

En huit jours, il a décidé que la torture était justifiable.

En huit jours, il a publié sur les réseaux sociaux que le Mexique devait payer pour un mur qui allait séparer leurs deux pays.

Il est grand temps que cet homme reçoive une bonne claque dans face et il sera le seul à blâmer.

2017, l’année des nouveaux départs, qu’ils disent.

Fille, tu t’es levée du mauvais pied, pis là, ça nous empêche de dormir les yeux fermés. Aime ton prochain, qu’ils disent aussi, mais là, je te jure que j’en suis incapable. Là, tu vas me dire que l’effort, c’est lorsque tu n’es plus capable d’en prendre, mais que tu en prends encore. Maintenant, c’est fini, je n’en peux plus. Je n’ai plus envie de lui donner la chance d’essayer.

Sauf que la beauté de la chose là-dedans, c’est Albert Camus qui nous l’a dit. « Ce qu’on apprend au milieu des fléaux, c’est qu’il y a chez l’homme plus de choses à admirer qu’à mépriser. »

À toi, la fille qui vient de tomber enceinte dans des circonstances défavorables, je respecte ton choix et je t’aime.

À vous, les musulmans qui font que ma culture canadienne est si diversifiée et intéressante, je vous aime.

À vous, les femmes qui ont marché pour nous la semaine dernière, je vous aime.

À toi, mon coloc’ mexicain qui a versé une larme le soir des élections, je t’aime.

À vous, toutes les institutions scientifiques qui se révoltent contre le mouvement du nouveau gouvernement américain, je vous aime.

À vous, les Pays-Bas, je vous aime.

Et toi aussi, jeune texan catholique pro-vie, je t’aime.

Parce qu’on ne réglera jamais la violence par la violence.

Et si jamais ça ne change pas, rappelez-vous que Elon Musk a toujours l’intention d’envoyer des gens sur Mars. On déménage?

Sur ce… Once you go Barack, you never go back.

15338836_10207941558605016_3512688985140931526_n

Laurence Blanchette

Crédit photo – Couverture

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s