Plonger dans la « Trumpscurité »

8 h 04, vendredi le 20 janvier 2017.

Le soleil s’est levé, comme d’habitude.
Mon cadran a sonné à la même heure.
J’étais toujours aussi fatiguée.
Rien ne semblait avoir changé.

Sauf que, je me suis réveillée ce matin et il y avait un nouveau président américain.

Je me suis réveillée ce matin et le visage de l’Amérique avait changé.

Je n’avais que 12 ans lorsque M. Obama a accédé à la présidence. Difficile pour moi de comprendre ce qu’il se passait, car je ne connaissais rien à la politique. Tout ce que je savais, c’était que l’Amérique allait vivre des changements. Des mauvais, des bons ? Je n’avais pas la moindre idée. Je n’étais qu’une petite fille de 12 ans, éblouie par la puissance du discours d’un homme qui prônait « YES WE CAN !« 

Les idées politiques, à 12 ans, je n’en avais point. J’écoutais ce que mes parents disaient, mais c’est tout. Je ne savais pas que la majeure partie des discours politiques étaient écrits par d’autres personnes que le président lui-même. Je ne savais pas qu’il y avait d’autres personnes qui s’occupaient de gérer un pays. Un pays qui me semblait beau comme un rêve.

J’ai regardé quelques débats. J’ai entendu les promesses qu’un certain monsieur faisait à son peuple. J’ai senti l’espoir derrière ses paroles.

J’ai commencé à aimer la politique. Je me suis enrichie de savoir politisé.

Tout ça grâce à M. Barack Obama.

Un grand homme avec de grandes idées digne de l’immensité de son peuple.

Aujourd’hui, j’ai 20 ans. Je comprends ses paroles, maintenant. J’ai vu progresser une nation américaine changeante. Un changement vers le positif. Aussi positif que tout le positif entourant leur « rêve américain ».

J’aimerais croire que les paroles du multimilliardaire Donald Trump seront belles dans toute leur laideur. J’aimerais croire que les Américains vivront dans un pays uni, aussi beau qu’ils le méritent. J’aimerais…

En ce 20 janvier 2017, les Américains passeront de discours honorables, de remises de médailles, de la reconnaissance de l’équité des droits des humains, autant envers quiconque dans la société que chez les femmes, à un homme qui flotte sur la mysoginité.

Bien que je suis une canadienne éloignée du pays américain, je ne peux constater le départ du premier président noir. Je ne peux l’ignorer. Les Américains passent d’un homme qui a sorti les États-Unis d’un grand trou noir à un clown qui plonge tête première dans la « Trumpscurité ».

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Noémie Perreault

Crédit photo – Couverture

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