La fille jalouse

Jalousie [nom féminin], un sentiment qui envahit les cœurs fragiles suivi d’une destruction des « relations ». Action souvent accompagnée de pensées illusoires.

C’est la définition qui me décrit le plus, je crois bien. Malheureusement, c’est moi ça, la fille jalouse. La fille qui aime un peu trop, même si elle le sait (trop) souvent que le gars qu’elle fréquente en apprécie d’autres, même si elle le sait (aussi) qu’ils ne sont pas dans une « relation monogame ». Ils sont plus que des amis, sans être tagués fuck friends et encore plus loin du « Facebook official« . En bref, ils ont le droit de fourrer de gauche à droite, mais d’un côté plus que l’autre, voudraient bien être dans une relation exclusive. Pis ça, c’est moi. C’est difficile à vivre, la jalousie. C’est un sport à temps plein et je suis nulle dans les sports. Pour agrémenter le tout, les autres filles jouent dans la ligue compétitive, mais moi, j’essaie toujours de me classer dans le récréatif.

C’est supposé être beau l’amour.

C’est supposé être léger.

C’est supposé être cute aussi.

Mais tu ne sais pas à quel point on pourrait être cute, nous aussi.

Aussi cute que lorsque tu me tiens la main quand on dort collés en cuillère.

Aussi cute que lorsqu’on s’obstine sur des sujets éphémères.

Aussi cute que lorsque tu me donnes un ti-bec sur le front.

Tu me donnes tout ça, je sais, mais sans l’étiquette officielle de relation de couple exclusive. Ça fait chier à la longue. Maudit. Tu ne sais pas comment c’est tough d’endurer ça lorsque t’as la jalousie facile.

Jalouse, peut-être bien, mais au moins, je peux t’avoir dans ma vie.

Sauf qu’elle est beaucoup plus belle que moi, c’est certain. Elle est un gros 9/10.

C’est certain, parce que toi, tu joues dans cette ligue-là.

Tu illuminais mes yeux, mais la lueur s’est éteinte, car elle a été éblouie par celle d’une autre. Je comprends pourquoi, car le brillant de ses yeux à elle est aussi intense que celui des miens. Elle a craqué pour ton sourire, elle aussi. Alors, tu vivras dans mes pensées, parce que y’a juste là où elle n’existe pas.

Alors,

J’arrête de croire en l’amour.

Je n’ai plus envie d’aimer. Ça fait mal, c’est trop compliqué.

Je n’en peux plus d’aimer. Les sentiments, je ne les ressens plus.

Mon coeur, c’est comme de la roche.

Troué, déchiré.

C’est comme ça que je me sens.

Froide. Écoeurée. Dégoûtée. Blasée.

Bloquée au niveau des sentiments, un paradoxe amoureux m’envahit.

J’aime aimer, mais l’amour ne m’aime pas.

Il m’empêche d’aimer une paire de yeux.

Un sourire.

J’arrête de croire à l’amour.

Il est décevant, à chaque jour.

Pourtant, je lui laisse le bénéfice du doute.

Crevant.

Tout ça, car j’ai trop souffert de la jalousie aiguë.

« C’est pas si beau l’amour, quand c’est à toi que je pense, dans les bras d’un autre » – Soan

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Noémie Perreault

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Crédit photo – Couverture

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