2016

2016, t’étais belle.

Sérieux, c’était quelque chose. Tu m’as montré tes plus beaux soleils, pis tes plus belles lunes. Tu as été une vraie montagne russe, mais pas du style qui donne mal au coeur. Plutôt de celles qui donnent le goût de crier « ENCORE » au contrôleur, lorsque la run est terminée.

Tu as mis des péripéties sur mon chemin qui n’étaient pas pire pentoute. D’autres un peu moins, mais c’est correct. Tes claques dans face, je les ai aimées. J’avais besoin de me faire rappeler que des fois, j’ai le droit de me sentir mollo. Je te remercie de m’avoir appris que ça l’arrive d’avoir tord et que parfois, je dois laisser mon orgueil dehors. Du haut de ma presque mi-vingtaine, tu m’as appris à quelque part, entre deux aventures, que c’est correct d’assumer des coups durs. Que c’est correct d’avoir des émotions pis de vouloir tomber en amour, même si ça ne dure qu’une seconde. Que c’est correct de prendre des risques, même celui de se péter la gueule.

J’ai aimé les beaux humains que tu as mis autour de moi. Certains pour prendre un verre qui s’étirait – trop souvent – jusqu’au last call, d’autres pour gérer mes crises d’études ou mes crises tout court. Ceux qui sont là pour me rappeler à tous les jours que c’est le fun d’être leur amie et qui me font rire avec toutes leurs histoires, racontées autour d’un brunch de dimanche après-midi – alors que je suis complètement hangover. Merci de me donner des parents qui ont probablement la relation de couple la plus santé qui soit et de me permettre d’avoir un petit frère à mes côtés, qui joue maintenant pas mal plus le rôle du grand. Sérieux, merci de m’avoir appris que dans la vie, le nombre de moments passés avec des personnes de qualité compte pas mal plus que le nombre de points qu’il te manque pour passer ton cours de mathématique.

J’ai bien aimé les moments où tu m’as laissé partir seule, avec mon sac à dos. Tu m’as enfin mis dans tête que c’est bien correct de vouloir cette vie-là. Que c’est bien correct de flamber toutes mes économies dans des voyages qui laissent des marques sur mes jambes, car je ne sais pas encore assez bien manier ma planche de surf, mais surtout qui laissent des marques dans ma tête et dans mon coeur. D’ailleurs, je t’avais dit que j’allais repartir bientôt. Ne sois pas jalouse de 2017, mais c’est déjà fait. Avec ma meilleure amie, en plus.

2016, toi pis moi, on se ressemble pas mal. Une imprévisible, parfois maladroite, mais qui ne fait jamais les choses à moitié. Pis toi, t’as décidé d’en finir avec moi avec le plus gros des feux d’artifices, mille fois plus gros que ceux de la fête nationale. Tu as mis quelqu’un sur mon chemin qui est loin d’être banal. Quelqu’un qui me donne envie de laisser ma brosse à dents chez lui. Pis entre toi pis moi, 2016, j’expose autant de joie que ces feux d’artifices.

2016, t’étais belle.

Sérieux, c’était quelque chose.

Tu as mis la barre haute pour 2017, pis pour 2018 aussi.

Bye 2016, je t’aime et je t’en dois une.

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Laurence Blanchette

Crédit photo : Couverture

 

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