10 commentaires que tu reçois lorsque tu te fais tatouer

Cet article exclu le classique et fameux « Hein, c’est ben beau ! ». On va aussi en profiter pour répondre à ces questions. Qui sait? Peut-être allons-nous convertir les indécis?

1 – Les onomatopées « Comment?! », « Quoi?! » et autres

Tes grands-parents vont capoter, parce qu’à leur époque, les gens avec des tatouages, c’était ceux en marge de la société : les prostituées, les motards, les drogués… Personnellement, j’ai caché mon tatouage aussi longtemps que possible. Lorsque mes cousins se sont pointés à un party de famille avec leurs énormes tatouages, j’en ai profité pour intégrer le mien à la vague. Ma grand-maman a lâché un magnifique son, franchement indescriptible.  Je ne m’attendais à rien de moins.

Rassure-toi ! Le pire est vraiment de leur montrer. Après, ils se font à l’idée. Peut-être que certains grands-parents ne passeront même pas de commentaires.

2 – « Ça représente quoi? »

Le jour où ça va te concerner, je vais te le dire. La plupart du temps, un tatouage a une représentation personnelle. Oui, il est souvent à la vue de tous, mais c’est surtout pour nous qu’on le fait.

3 – « Est-ce que ça fait mal? »

Oui, mais après un moment, tu ne sens plus certaines parties de ton corps. La douleur averti le corps d’un intrus, d’un danger. Après un moment à l’ignorer, ton corps comprend que tu n’es plus en danger et arrête d’envoyer le signal. En contrepartie, il rend insensible la partie atteinte. Après 30 minutes à me faire tatouer dans le bas du dos, je ne sentais plus mes jambes, ni ma langue – va savoir pourquoi -, et mon dos me faisait mal, mais c’était très tolérable.

4 – « Tes parents en pensent quoi? »

Mes parents comprennent qu’à partir de l’âge de 18 ans, ce que je fais avec mon corps ne concerne personne d’autre que moi. Ils me supportent, ils m’aiment, ils souhaitent que je fasse attention à mon corps, mais ce n’est plus de leur ressort. J’ai tout de même eu droit à un : « Il ne faut pas abuser non plus, hein ! Que ça ne devienne pas une habitude. »

5 – « Est-ce que tu as peur de ne pas avoir de job à cause de ça? »

Oui. C’est d’ailleurs pour cette raison que mon plus gros tatouage est dans un endroit que personne ne peut le voir, sauf si je mets un crop top ou un maillot. J’ai le contrôle sur qui voit mon tatouage. Ça me plaît d’avoir cet espèce de sentiment d’exclusivité et de mystère. Tout dépend du type d’emploi que tu vas occuper ou celui que tu occupes présentement. On peut dire que les tatouages n’affectent en aucun cas les compétences d’un individu. Moi, je le sais. Les baby boomers qui refusent de prendre leur retraite et que tu vas croiser au cours de ta carrière, eux, ils ne le savent pas. C’est triste à dire, mais il faut encore être prudent face à cela.

6 – « Tu n’as pas peur de te tanner et de le regretter? »

Oui. Souvent, cette pensée me traverse l’esprit. Un tatouage, c’est trendy. Il y a des chances que dans 10 ans, certains tatouages ne soient plus à la mode. Par contre, ça peut paraître un peu drôle, mais quand j’imagine mon corps sans mon tatouage, je n’aime pas ça. C’est devenu une extension de ma personnalité. Ça démontre que je n’ai pas peur de m’engager et j’y ai réfléchi longtemps. Mes enfants vont me connaître avec des tatouages. Plein de gens vont faire ma connaissance avec mes tatouages. Ça fait partie de moi.

C’est d’ailleurs afin d’éviter les regrets qu’il faut que le tatouage ait une signification qui soit personnelle, sinon, on se lasse rapidement et ça devient une autre erreur de jeunesse.

7 – « T’es la dernière que je vois avoir un tatouage. Il me semble que c’est trop wild pour toi. »

De quoi tu jases?

Il y a des critères pour se faire tatouer maintenant?

8 – « Un tatouage, c’est vraiment sexy… »

M’ouais, bien sûr.

Je sais que pour certaines personnes, c’est un compliment de dire ça. Cependant, jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé ça déplacé, car ce sont souvent des gens que je connais très peu ou pas du tout qui se permettent de me passer le commentaire.

En même temps, j’avoue que je comprends le point. Mais si on ne se connaît pas, fais-moi plaisir : garde ce commentaire pour toi. C’est juste creep sinon.

9 – « Ça t’as coûté combien? »

Ça, les amis, ça dépend de la région – et parfois de la renommée du tatoueur.  Le mien, le plus gros, a duré deux heures et ça m’a coûté environ 200 $. Ceci étant dit, je viens d’une petite ville, donc malgré tout son talent, le tatoueur ne peut pas se permettre les tarifs de Montréal.

10 – « Est-ce que tu vas t’en faire d’autres? »

Peut-être. En réalité, les chances sont bonnes. Je connais peu de gens avec un tatouage unique. J’aime tellement les miens ! J’ai l’impression que chaque moment positif de ma vie devient assez important pour que je me le fasse tatouer. C’est un peu comme une drogue. Un, c’est bien. Deux, c’est mieux. Puis trois, quatre…. Tu pars en voyage? Un tatouage, et que ça saute ! « Remember Summer 2016 », crois-moi, ça m’a vraiment tenté cet été pendant mon voyage de me faire tatouer – ce sera un sujet pour un autre article, ce voyage.

J’ai toujours mes proches pour me rappeler qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses de la vie, et cela inclut les beaux tatouages.

Enfin bref, si tu choisis de te faire tatouer, c’est important de ne pas le faire sur un coup de tête. Mais si jamais c’est le cas…ça fera toujours une bonne histoire à raconter !

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Sabrina Gomez

Crédit photo : Couverture 

 

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